19 août 2015 ~ 0 Commentaire

La vie et l’œuvre d’Emmanuel Macron : un océan de vacuité.

L’époque célèbre des imbéciles ; non qu’ils aient raté  leurs études, ces nouveaux imbéciles sont intelligents. Diplômes, félicitations du jury. Des tellement  monstres de conformité qu’ils en font peur. Elevage en couveuse artificielle garantie, label technocratie pur jus. Pas le zeste d’une difficulté, pas un nuage de contradiction en vue, la vie est comme ils l’ont apprise dans les livres de statistiques et de comptabilité, il n’y a que des incompréhensions à se mettre sous la dent. Escaladeurs de génie, ils n’ont besoin d’aucune prise dans le réel qui compliquerait  l’ascension. Ils sont jeunes et beaux comme des statues, on pourrait les cloner tant Bercy recèle de ces désespérants ectoplasmes.

Ils n’essaient plus de parler  pour ne rien dire ou à peine, ils préfèrent communiquer  tant ils disent toujours  la même chose ; ils n’aiment pas perdre du temps à discourir  car le temps, c’est de l’argent. Accélérons le rythme de l’efficacité  jusqu’au trépas, on n’aura pas perdu son argent.  On a finalement peu besoin de parler aujourd’hui pour occuper le pouvoir qui reste le seul objet  intéressant. C’est ça leur talon d’Achille. Passer leur  sainte journée à agir et mettre en place  jusqu’au dégout des trucs qui n’ont aucun sens pour personne sinon de faire rentrer le monde en équation. Le monde a intérêt à ressembler à l’équation, le faux prix Nobel d’économie doit lécher la chaussure du marché. Dans l’usine de démolition,  Il y a du boulot jusqu’à plus soif, l’urgence se propose comme un excitant  permanent .Comme ils disent, ils travaillent dur  eux, ils n’arrêtent jamais sans évidemment se poser de questions sur leur pathologie d’activisme. Il ne faut pas avoir fait dix ans de Sigmund pour entrevoir l’abime, le vide et le creux. S’ils évitent partiellement le parler pour ne rien dire, ils n’évitent pas le surfaire pour ne rien créer.

Libérer les énergies signifie, dans leur novlangue,  gagner un maximum de pognon. Un trader sommeille en l’éleveur de porcs, dans le semeur de lentilles, le berger de personnes âgées, le distributeur de prospectus, l’informaticien pour peu  bien sûr qu’ils aient pu accéder à la condition mythique de l’entrepreneuriat. Ce sauf conduit crétin, ce bêlement inepte qui nous accompagne des entretiens de Pôle Emploi, aux entretiens d’embauche et qui vient nous dire combien nous sommes défaillants, indignes, incapables de nous élever,  que nous devrions être déjà en recherche, à l’affut quand les usines textiles explosent dans le tiers monde, quand la guerre prospère et que la Grèce est pillée.  Allez hop, hop, hop et  zou.

La folie qui a le pouvoir produit des discours totalitaires à la mode sucre d’orge. Ainsi faire rouler les autobus, permettra aux fauchés de voyager. S’il fait ça, c’est qu’il les aime, les fauchés. S’il veut faire travailler les gens le dimanche, c’est que tout le monde rêve de consommer 24h sur 24 et que c’est bon pour l’activité. Il est donc frappant que, dans les sphères de l’administration, on ne trouve personne pour lui taper dans le dos et lui dire « tu sais, Manu, tu sembles un peu surmené, tu devrais te reposer un peu » ; ça en dit long sur l’incendie de Rome.

C’est étonnant comme cette secte new âge  dégueulasse proprement les mots, ça ressemble à de la scientologie gouvernementale ;   Leurs appels réitérés à la flexibilité, à la mobilité viennent s’embourber dans la petitesse du monde de leur entre soi. Ils ont une capacité inouïe à faire des milliers de kilomètres pour se retrouver entre eux, ils colonisent la planète du semblable et du rentable. Si leur univers géographique est grand, leur univers mental est minuscule et c’est pour ça qu’ils restent entre eux pour ne pas exploser en se donnant l’excuse de leur sublime intelligence.

Aussi, récuser le lavage de cerveau est-il œuvre de bonne intelligence. Ces mesquins nous poussent le doigt dans l’engrenage et disent « Jacques a dit, ça compte ». Non, je ne suis pas un pratiquant de la concurrence généralisée, une idole du consumérisme et de toute la force de mes petits bras, j’organise ma résistance, la vie vaut mieux que leur bassesse.

J’ai eu un haut le cœur quand j’ai su qu’Emmanuel avait bossé pour Paul Ricœur. Tout ça pour ça. Après, je me suis dit qu’il était heureux qu’il n’existe pas un ministère de la philosophie. Si l’économie est une catastrophe, la philosophie eut été l’apocalypse.

 

 

 

 

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