06 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

L’autonomie, le trésor caché des insulaires

iles

 

L’ile est une image : on la découvre à l’horizon, on s’en approche, on accoste.

Tout ceci pour dire qu’elle oblige à un processus d’enchantement. L’ile est la différence idéalisée par patience ou par impatience

Si elle est enchantement, elle indique en creux du désenchantement : découvrir à tout prix.

Mais ce rapport à la découverte est très ambivalent : il signe à la fois la matérialisation d’un rêve, d’un pressenti tandis qu’elle aspire à une rencontre d’inconnus, c’est bien un rêve paradoxal.

Et on assiste aujourd’hui à de bien curieuses métamorphoses. En Corse, en Angleterre qui renouent avec l’ile, avec la Catalogne qui rêverait de larguer les amarres.

Qu’on me pardonne la tournure, mais la continentalité est le parfait ennemi de l’insularité.

D’où vient cette fascination pour les iles que l’on aborde avec respect, précaution et inquiétude, celle du dégout de la continentalité.

Le continent nivelle et intègre. L’arrogance de ses techno-pouvoirs normalise du haut toutes les déclinaisons du vivant, se soigner, se déplacer, apprendre, accueillir, vivre et mourir. Il faut, pour la bonne marche des affaires, du pareil et du même sur tout le territoire de l’empire continent. L’homme continental est surplombé par des contraintes hygiéniques, conformes, rationnelles et rentables. Les carcans plus ou moins doux qui l’enserrent lui confèrent une parole prémâchée.

Ainsi, l’île, dans sa complexité de piraterie, d’archaïsme, de modernité, de résistance présente l’attrait d’un possible, d’un qui ressemblerait à l’exigence de vivre, à participer.

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Victor Coudesabot |
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