26 mars 2020 ~ 0 Commentaire

Les soldats de plomb du sous commandant Macron

soldat de plomb

Il ne s’agit pas ici de dévaloriser le travail de l’armée (quoiqu’on ait le droit de penser que le recours aux troupes n’est pas la bonne solution).

Sans l’idéaliser et sans minimiser certaines tendances autoritaires, je pense que la formation qu’elle dispense, en temps de paix, offre plus de garantie à notre population que certaines hordes déchaînées de policiers sans limite claire du style je vais t’exploser la gueule sale connard. Mais, bon, c’est une maigre consolation.

On a souvent dit les mots étaient davantage le reflet d’une vision du monde qu’une envie de communiquer.(Macron parle souvent tout seul)

On analysera donc le discours de Macron, déclarant la guerre à un virus (ce qui, en y réfléchissant, est particulièrement puéril et rappelle certains jeux de cour de récréation) comme un agencement de la réalité particulièrement réducteur. On s’imagine le Covid 19, sortant d’un bunker enfumé, en agitant un petit drapeau blanc, en maugréant : « Damned, Jupiter, tu es trop fort, tu m’as eu » ou, expirant dans les bras d’un copain de régiment, « dis à ma mère que je l’aime ».

Tout d’abord, l’armée est une armée de métier ce qui change la donne : faire son métier d’armée implique un engagement; l’union d’un peuple, son adhésion à un discours, à une politique relèvent d’autres logiques.

La principale conséquence de cette déclaration de guerre permet à Jupiter de s’autodésigner super chef, petit père de la patrie et à ses communicants Nutella, Tampax de proposer une image devant une tente militaire, en train de rendre un hommage pompeux à toutes ses troupes hypothétiques, quand il s’est échiné depuis 2 ans, à massacrer le service public. En psychologie, je crois qu’on appelle cela le discours qui rend fou et franchement, on frise le symbole qui fait pschitt en atteignant aux sommets du ridicule.

Non, je pense que l’impensé Macronien réside littéralement dans le prestige de l’uniforme, c’est-à-dire un monde inodore et sans saveur, gouverné par une évidence du ruissellement, sans aspérité, sans alternative. L’uniforme, le grand uniforme, le triste uniforme, l’uniforme de la pensée unique. On voit d’ailleurs sa difficulté à assumer une sincérité du sensible ; il joue faux comme un histrion. La résistance à sa parole est d’autant plus forte et nécessaire que l’approuver signifierait une adhésion au répugnant, au faux cul, à l’insipide. (Un destin macronien pour le pays, c’est un bruit de chasse d’eau devant un monceau de rouleaux de PQ)

Pour finir, j’aurais une pensée émue pour la formation des élites et notamment pour l’ENA qui a quand même la répétitive habitude de propulser des gens quand même bien dérangés aux plus hautes fonctions du bien commun.

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Victor Coudesabot |
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